Les Ecrins 2.0!!!

Cet été, vous pourrez profiter des équipements et des rééquipements qui ont été faits  dans le massif sur les communes de Villar d’Arène et de la Chapelle en Valgaudemar. Ces travaux ont pu être effectués grâce aux financements du Conseil Départemental des Hautes-Alpes et des conseils municipaux des Communes concernées. Qu’ils en soient ici grandement remerciés! Car au delà de l’aspect financier c’est une reconnaissance de la haute-montagne, et c’est une volonté et une prise de responsabilité louable à un moment ou la tendance est plus à ouvrir le parapluie et à attendre, qu’à oser aller de l’avant.

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travaux effectués autour du refuge du Pavé.

Rénovation des câbles sur le chemin historique qui monte au refuge.

Pic Nord des Cavales:

Rénovation des rappels pour descendre versant Ouest du trou d’eau glaciaire. 4 rappels de 25 m.C’est un passage situé au Nord du col du Clot des Cavales qui permet de rejoindre les voies de la Face Sud du Pic Nord. C’est aussi un passage pour aller du Pavé au vallon des Etançons, une alternative au col du Clot des Cavales fort peu appétissant quand il n’est plus enneigé!

Rééquipement de la voie Trafic en face Est.

Pointe Emma

Rééquipement d’Aurore naissante et d’Eurydice

Suite au retrait glaciaire:

Mise en place de points de rappels versant Est du col du Pavé.

topo descente col Pavé

Les points d’assurage sur la face Est du col du Pavé.

Dans la face Sud du Pavé: équipement de la première longueur de Pavé dans la mare et d’Oxygène rare, ainsi que celle de la Rebuffat.

topo 1ère long pavé

1ère long Oxygène rare et Pavé dans la mare

Voilà, n’hésitez pas à aller vous faire plaisir en montant faire un tour au refuge du Pavé, où vous serez bien accueillis par Sophie   !!!

voie nouvelle dans le vallon de la Selle

Voie « Y’a du monde au balcon » en face sud de la pointe Marie-Louise. TD (5+ obl) en terrain d’aventure. Prendre un double jeu de coinceurs jusqu’au N°3 et quelques dégaines plus sangles.Pas de réchappe dans la voie! Compter 5-6heures d’escalade du pied au sommet.

(Olivier Giroud et Philippe Suplice/10 août 2013)

 

Accès depuis le refuge de la Selle. Prendre le sentier du glacier de la Selle jusqu’au pied d’une moraine caractéristique venant de la rive droite du glacier ouest de la Selle (100m après le passage d’une dalle caractéristique coupant le chemin). Remonter la crête de la moraine jusqu’à la base du glacier que l’on remonte facilement en rive droite (neige). Aller au pied de la face en son point le plus bas 50m à droite d’une large cheminée (1h30).

L’attaque se situe sur une petite terrasse au desssus de la rimaye.

Monter quelques mètres à droite vers une petite fissure qui bute sur un surpomb que l’on contourne par la gauche (1 spit). Rejoindre à droite une belle fissure que l’on remonte jusqu’à une plateforme (1 spit de relais facultatif). Continuer par une belle fissure en arc de cercle qui se termine dans un petit surplomb. relais au sommet (1 spit-50m depuis l’attaque). cotation 6a.

Traverser quelques mètres à l’horizontale à droite sur de bonnes prises pour rejoindre de bonnes fissures que l’on remonte en ascendance à droite jusqu’à un léger surplomb que l’on évite par la droite pour faire relais dans une large cheminée (1 spit). cotation 5+/6a.

Monter le dièdre à gauche jusqu’à son sommet, traverser à gauche pour rejoindre une belle écaille qui coupe la face en diagonale vers la gauche. La remonter jusqu’à son sommet et une belle plateforme (1 spit dans la longueur et 1 spit au relais). cCotation 6a.

Monter droit au dessus vers une écaille fragile que l’on franchit. Puis au sommet des cannelures, traverser vers la gauche au piton et par une ligne en ascendance à gauche monter à une plateforme au pied d’un dièdre caractéristique bien visible dpuis le pied de la face (1 spit). Cotation 5+.

Remonter le dièdre en deux longueurs de 25m ou une grande longueur de 50m(bout de corde). 1 spit à chaque emplacement de relais. Cotation 5+/6a.

Monter droit puis vers la droite jusqu’au pied d’un gendarme jaune évident. une belle plateforme permet d’enlever les chaussons. La suite est plus classique et non équipée en 3. Remonter quelques mètres sur le gendarme puis le contourner par la droite( 1 piton au sommet à gauche d’une brèche). Suivre le fil de l’arête au mieux jusqu’au sommet (environ sur 100m depuis la terrasse).

Descente au choix:

Suivre l’arête menant au pic de la Grave ou l’on rejoint la voie normale de descente du dit pic.

Au col à gauche, suivre une ligne de rappel (Spit et piton) qui en trois rappels de 50m, 20m, et 50m permet de rejoindre le glacier de la Girose rapidement (attention à la rimaye qui peut être grosse et aux chutes de piere venant de la crête. Attention, celà ne passe pas en deux rappels de 50m…IMG_0648-002

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équipement de la voie normale de Agneaux

La voie normale des Agneaux a elle aussi subit les affres du réchauffement climatique.

Alors qu’il y a quelques années on arrivait tranquilou par la neige jusqu’au col Tucket, il faut maintenant rejoindre le début de l’arête par du rocher plus à droite.

La semaine dernière, des guides de la Cie sont allés nettoyer et équiper  ce passage.

On utilisera de préférence le passage direct à gauche. La variante à droite est à utiliser si l’accès à gauche est trop en glace.

 

Valgaudemar, Topo d’une voie nouvelle, les rouies, « Mille blues » (2010)


Face Sud-Est des Rouies, mille blues par Dracetcourgettes

valgaudemar, les Rouies, mille blues, alpinisme, escalade

Mille blues (en jaune) et tracés Mafia, rampe et pilier Sud-Est

Les Rouies, «Mille blues», TD+, 600m

Première en deux fois par Rémy Karle, 13 longueurs en solo en 2009 et voie finie avec Fred Defay les 18 et 19 juillet 2010.

C’est la voie la plus longue du Valgaudemar, 21 longueurs dont 9 en VIa/VIb, à partir du haut du glacier de la grande roche (ou ce qu’il en reste!), sur la gauche du pilier Sud-Est.

Difficulté: TD+, longue voie, «engagée» par moment, VIa/VIb max 

Horaires:Refuge-attaque 2h30

 Attaque-arête 9h15

 Arête-sommet 0h45

Sommet-refuge 1h30

Refuge-refuge 14h00

Equipement: La voie est équipée quand c’est nécessaire, c’est à dire partout où on ne peut pas mettre de coinceurs. Quelques clous et des spits en place. Spits à tous les relais (descente en rappel possible en cas de problême!). Emmener des coinceurs et un jeu de friends dont quelques gros. Crampons et piolet pour l’attaque et la descente.

Attention, à L5 faire relai avant la traversée, un spit sera rajouté pour rester à l’abri des chutes de pierres. (R5 actuel est trop exposé!) 

Descente: Par la voie normale des Rouies.

   

 

Escalades et alpinisme en Valgaudemar

 

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Le Sirac, voie normale, 1911-2011 par Dracetcourgettes nolink]

 

 

 

Escalades et alpinisme en Valgaudemar

Le Valgaudemar, parmi toutes les vallées qui pénètrent le massif des Ecrins, reste un endroit toujours un peu secret pour les grimpeurs, ici, comme «presque» partout dans le massif, avant de grimper il faut marcher. 2000m depuis la vallée jusqu’aux sommets c’est la norme, avec au milieu, mais pas de partout, les refuges. Nous restons donc loin des grands centres de l’alpinisme médiatique, mais depuis toujours, enfin depuis un siècle et demi d’alpinisme, après les pionniers «Coolidge, Pendlebury et autres Duhamel», chaque décennie a vu naitre des  itinéraires nouveaux, l’esprit de découverte, avec ses risques mais son absolue nécessité, reste ici vivace et c’est tant mieux!

Les alpinistes locaux de l’époque, la plupart du temps des guides au départ, mais ensuite des amateurs «éclairés», dont je voudrais citer les noms, ont été les «ouvreurs» de ces voies nouvelles. Marcel Vincent, Pierre Catelan, Guy Demenge, Bruno Vacheron, Bernard Botta, Norbert Vincent, Pierre Biju-Duval, Joël Vincent, Rolland Marie, Jean-Claude Armand, Jean-Michel Cambon, Rémy Karle… Ceux-là ont initiés l’ouverture de plusieurs itinéraires, mais bien d’autres ont inscrits aussi leurs marques, certains sont, malgré des recherches, restés anonymes, à tous merci d’être venus là, créer de nouvelles choses.

Tous ces alpinistes et tous ceux qui ont suivis, ou suivront nos traces, savent ou ont su, ce qu’ils recherchaient dans cette nature verticale, a travers l’effort physique, la fusion avec le rocher, la performance peut-être, l’amitié certainement, à coup sûr une forme aboutie de la beauté! Oui la beauté est là-haut, et peut-être plus belle qu’ailleurs…

Bonnes courses!

Rémy Karle, guide dans le Valgaudemar